Les politiques néolibérales dans le domaine de l’enérgie font de ravages en Belgique comme en Grèce

L’énergie n’est pas une marchandise ! C’est un bien public de première nécessité !

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L’offensive néolibérale  est toujours en marche. Huit ans après la chute de Lehman Brothers les élites économiques et politiques européennes cherchent toujours l’issue à la crise. Leur recette économique, toujours la même, gel voire diminution des salaires, augmentation des impôts injustes qui touchent les classes populaires (surtout des impôts indirects comme la TVA) et privatisation des biens et des entreprises publics.

La coalition gouvernementale fédérale Belge composée par le CD&V, le MR, la NVA et les Open VLD applique à la lettre cette tactique. Le gouvernement fédéral offre des cadeaux aux multinationales et aux riches millionnaires. Cette situation crée inévitablement des « trous » au budget de l’Etat et le gouvernement fédéral décide pour « combler les trous » d’augmenter la TVA sur l’électricité de 6 à 21%, de vider la sécurité sociale et d’augmenter les accises sur le diesel. De son côté le gouvernement Wallon s’aligne sur la même pratique d’augmentation des impôts en décidant l’augmentation du prix de l’eau, du coût du ramassage des déchets tout en maintenant la redevance TV.

En Grèce aussi le soi-disant gouvernement de « gauche radicale » d’Alexis Tsipras applique sans aucune hésitation les contre-réformes néolibérales du troisième Mémorandum imposées par la troïka c’est-à-dire l’Union Européenne (U.E.), la Banque Centrale Européenne (B.C.E.) et le Fond Monétaire International (F.M.I). Depuis 2010 et l’application des Mémorandums par la droite (ND) et le PASOK les prix de l’énergie (électricité, pétrole, diesel et gaz naturel) ont littéralement explosé à cause de l’augmentation de la TVA et des accises sur toutes les formes d’énergie. Le gouvernement de SYRIZA/ANEL de son côté n’a pas baissé les taxes sur l’énergie comme il avait promis, au contraire même il a décidé l’augmentation de la TVA et des accises sur l’électricité et le diesel utilisés dans les activités agricoles. De plus, la redevance TV et autres impôts sont facturés et collectés et Grèce à travers les factures d’électricité. Il s’agit des impôts injustes que le gouvernement SYRIZA/ANEL n’a pas supprimé.

La grande majorité des ménages en Grèce n’arrive pas non plus à boucler leur budget de chauffage à cause de cette situation. Plusieurs ménages ne chauffent plus leur maison et d’autres ont été amenées à chercher littéralement des solutions du 19ème siècle pour se chauffer. La combustion de biomasse de toute sorte dans des cheminés et d’autres appareils improvisés est un phénomène commun dans les villes en Grèce. Résultat : des phénomènes de pollution atmosphérique aux particules fines produites par la combustion de la biomasse en question sont observés quotidiennement dans toutes les villes, particulièrement dans les quartiers populaires d’Athènes, de Thessalonique et dans les villes du nord de la Grèce. Cette situation fait qu’Athènes et les autres villes ressemblent à Londres des années 1850 et de l’époque d’Oliver Twist où à Pékin de nos jours avec son énorme pollution atmosphérique.

Dans le même temps le gouvernement SYRIZA/ANEL continue sur le chemin des privatisations tracé par les gouvernements précédents et la troïka depuis 2010. Des larmes de crocodile sont versées par les « ministres de gauche » du gouvernement SYRIZA/ANEL suite à la signature des privatisations du port de Pirée et des 14 aéroports régionaux il y a tout juste quelques semaines. Suivant le même chemin, la troïka et l’U.E. exigent du gouvernement grec à moyen terme la privatisation de la compagnie d’électricité publique  (DEI) et à court terme voire immédiatement la privatisation de la compagnie publique des réseaux de transport d’électricité (ADMIE). L’explication de la troïka concernant ces demandes est la libéralisation du marché de l’électricité, objectif fixé par l’U.E. depuis plusieurs années. Le soi-disant gouvernement de gauche contre-propose aux exigences de la troïka une privatisation partielle d’ADMIE avec le maintien de l’Etat grec en tant qu’actionnaire majoritaire, le maintien de la propriété des réseaux de transport d’électricité par l’Etat grec et la cession du management de l’entreprise aux intérêts privés. Le gouvernement grec essaie de convaincre la troïka que sa contre-proposition conduit aux mêmes résultats, c’est-à-dire la libéralisation du marché de l’électricité, un objectif que le gouvernement SYRIZA/ANEL n’ose même pas imaginer remettre en cause. On connait bien l’issue des négociations entre le gouvernement grec et la troïka. Le gouvernement grec explique aux médias ces efforts de négociations, il explique également que la troïka a presque cédé mais à la fin c’est toujours la proposition initiale de la troïka qui l’emporte. En même temps, les privatisations de la compagnie publique de gaz naturel (DEPA) et de la compagnie publique des réseaux de transport de gaz naturel (DESFA) sont en cours.

En réalité ces procédures des privatisations sont une grande vente aux enchères à prix cassé des bijoux du pays. Les entreprises publiques en question sont la propriété du peuple grec qui avec les travailleurs du secteur de l’énergie ont construit des infrastructures d’énergie fiables et performants. Les privatisations dans le secteur de l’énergie ont attiré l’attention des grands groupes énergétiques européens qui très souvent sont des entreprises publiques d’un autre pays. Si les privatisations en question sont couronnées de succès le paysage énergétique grec ressemblera fortement à celui de la Belgique où le marché de l’électricité est dominé par deux compagnies dont actionnaire majoritaire est dans les deux cas l’Etat Français avec 33,3% et 84,9% chez Electrabel et chez EDF Luminus respectivement.

La lutte du peuple grec avec le soutien des peuples européens annulera les privatisations dans le secteur de l’énergie. De plus, les mouvements sociaux en Grèce et en Belgique peuvent imposer l’annulation des impôts injustes et la suppression de la TVA sur l’électricité.

  • Non aux privatisations dans le secteur de l’énergie en Grèce !
  • Non à l’augmentation de la TVA sur l’électricité en Belgique !
  • TVA et accises nuls pour toutes les formes d’énergies à usage domestique dans toute l’Europe !
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