Resolution des travailleurs de ERT3 sur la réouverture de ERT

pour la société, non pour le pouvoir!

pour la société, non pour le pouvoir!

Traduit en FR – original ici.

Le 11 mars 2015,  21 mois auront passé depuis le moment où nous, les travailleurs/licenciés de ERT3, nous sommes livrés à une lutte autogérée contre le ‘signal noir’ que le gouvernement précèdent a imposé de façon dictatoriale le 11 juin 2013. Depuis le jour du ‘noir’ sur la télévision publique, on a refusé de  laisser faire. On a refusé de nous soumettre  à cette nouvelle réalité. On a pris notre destin entre nos mains. On n’a pas abandonné les biens du peuple grec, on est resté dans les bâtiments de ERT, et en s’armant de l’autogestion, et d’une solidarité invraisemblable, nationale et internationale, on n’a pas arrêté une seule minute de servir le droit du peuple à s’informer par le biais d’une télévision vraiment libre, indépendante et sans tutelle.

On a mis en œuvre des procédures de démocratie directe dans la pratique et des relations d’égalité, à travers notre organe souverain de prise de décisions, c’est-à-dire notre assemblée générale, nous avons marché sur le chemin de la dignité pendant deux étés et deux hivers. Nous nous sommes dirigés vers la victoire, la réouverture de ERT, sans rabais. Notre démarche était juste. On n’a pas laissé mourir l’histoire de ERT, même après l’oppression qui a été menée dans le cœur de ERT, à Athènes, avec l’évacuation du bâtiment de ERT de Ayia Paraskevi par les CRS (7.11.2013), et on a ainsi démenti ces forces de l’établissement politique qui esperaient que ERT va du même coup être paralysé partout dans le pays. On a brandit un panneau à Thessalonique qui disait : «Nos frères, on tient bon!». Et on a, jusqu’à aujourd’hui gardé haut  le drapeau de la dignité  avec nos collègues qui sont en lutte dans toutes les ERAs (radios publiques) locales et nos frères à Athènes, qui, à partir d’un lieu différent, ont diffusé leur programme pour une courte durée, en refusant de se taire.   On a aussi mis en place d’autres structures d’autogestion. On a organisé des évènements. Le cinéma autogéré, continue ses projections jusqu’à aujourd’hui. On a utilisé la culture comme gilet de sauvetage. On a aussi perdu des gens. On a guéri pourtant nos blessures. On s’est concerté. Avec une résolution unanime de notre assemblée générale à ERT 3 on a publié (11.6.2014) notre texte-proposition  «QUELLE ΕRΤ ON VEUT» sur la ΕRΤ dont on rêve. On s’est coordonnés. On a convoqué des assemblées nationales. On a défini les lignes directrices pour le ‘jour d’après’.

Il semblait que le gouvernement était prêt à incorporer, si non la totalité, en tout cas une grande partie du modèle de fonctionnement que nous les travailleurs avons proposé, basé sur la longue expérience de plusieurs mois d’autogestion. IL s’agit d’un modèle qui a réussi entre autres, à effacer pratiquement tous les défauts de l’ancienne ERT, par la gestion collective des règles de fonctionnement et la promotion des talents de chacun d’entre nous. C’est le spectateur qui en a profité, parce que le produit final de l’information est en faveur des besoins de la société et non pas d’un quelconque pouvoir.

La réouverture de l’ERT constitue une victoire des travailleurs militants et de la société solidaire; pourtant les dispositions du projet de loi du gouvernement qui a été présente le 9 mars 2015, ne prend en compte que très partiellement la volonté des travailleurs  (p.ex. retour au travail, salaires pour la etc). En réalité, il restitue le modèle de gestion vertical, dans lequel le conseiller dirigeant d’un société anonyme sera chargé de la surveillance, un modèle qui reprend en gros le fonctionnement de NERIT.

Le projet de loi prévoit des travailleurs à plusieurs vitesses (contractuels à durée déterminée ou indéterminée), trahit les travailleurs qui ont dû partir à la retraite (même ceux qui ont fait une demande de retraite), n’aborde  pas la question des contractuels, ni des solidaires précieux pour notre lutte, qui ont participé activement à la production et au fonctionnement du programme autogéré, reprend les charges de NERIT, ne prévoit pas de façon explicite la réouverture de toutes les structures de ERT. La participation directe de la société et des mouvements dans la conception “de la philosophie générale du programme” par un “conseil de contrôle social” reste une revendication. L’approche d’une gestion centralisée demeure, et en général il parait que le projet de loi reste piegé par des détails juridiques qui annulent l’esprit de la nouvelle ERT  qui constitue une demande de la majorité de la société, sans tenir en compte des acquis des travailleurs militants.

S l’espoir pour un monde plus juste et, dans notre cas, l’espoir pour un média public indépendant, sans tutelle et autogéré, inspire les gens (et surtout les gens du “gouvernement de gauche”), qui ouvriront ERT, dans ce cas nous pourrons vraiment nous rejouir du succès d’une lutte dure mais belle. Et, cette lutte et sa victoire seront dédiées à la société grecque et aux militants du monde entier.

La lutte continue…

Venceremos!

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