Solidaires au peuple grec et contre l’austérité? Votez PTB-GO !

L’Initiative de solidarité avec la Grèce sur les élections belges

 

picDepuis 4 ans, l’activité de notre collectif de solidarité avec les luttes du peuple grec a été chaleureusement accueillie et enrichie par les camarades Belges,  du milieu syndical, associatif ou alternatif. La solidarité matérielle a fait aussi partie de nos liens avec les mouvements belges, qui ont soutenu à travers nos activités des luttes en Grèce qu’il s’agisse des grévistes des aciéries, d’un documentariste antifasciste grec ou d’une école autogérée pour immigrés.  Ce soutien a été capital afin d’armer de courage le peuple grec pour poursuivre sa lutte.

La solidarité est une arme indispensable dans la lutte commune des peuples d’Europe contre l’austérité de l’UE et l’injustice sociale. Mais la bataille pour un avenir digne de ce nom est avant tout politique. Depuis 2008, la crise économique ne cesse de nous étonner. En Belgique, on semble encore loin de l’épouvantable bilan grec (coupes salariales de 30%, 1,5 million de chômeurs, 3 millions sans assurance-maladie et plus que la moitié de recettes d’Etat dirigés au paiement de la dette publique), cependant, les politiques d’austérité font déjà des ravages: Gel des salaires pour une période indéfinie, des dizaines de milliers des pauvres en plus, dégradation des services publics et on en passe. La misère se propage au profit d’une poignée de multinationales.

Croire que voter pour les Socialistes fera barrage à cette misère est illusoire. Les sociaux-démocrates en Grèce sont allés au bout de leur trahison sociale. Ils ont participé aux gouvernements qui ont fait réapparaître la malnutrition pour des centaines de milliers d’enfants et ont laissé 400.000 familles sans aucun revenu. Maintenant, ils sont à 5% dans les sondages. N’attendons pas des tels désastres sociaux ici pour déserter ce parti.  On peut déjà être certains que le PS défendra jusqu’au bout  la logique du pacte budgétaire européen plutôt que les acquis sociaux. Il nous faut donc nous concentrer sur la construction d’une alternative à gauche pour éviter le désastre et bâtir ensemble une autre société.  MR, CdH, Ecolo soutiennent tous les mêmes « solutions » conçues par la fédération patronale européenne  BusinessEurope et l’Eurocratie à son service: rigueur, privatisations, casse sociale. Quant aux partis racistes et xénophobes, soi-disant antisystème, tels que le Parti Populaire, comme il a été tristement démontré en Grèce, leur renforcement ne fera que semer la haine et la division dans la société, permettant ainsi aux capitalistes de poursuivre  avec leur rouleau compresseur.  La légitimation à travers l’élection de tels partis au Parlement du discours qui traite les immigrés et les sans-papiers comme les boucs émissaires de la crise du capitalisme ne fera qu’ouvrir la porte à des groupes encore plus extrêmes et ouvertement nazis comme on l’a vu en Grèce.

Les partis de la coalition gouvernementale se plaisent à dire que l’Etat belge fait du profit sur les prêts de la Troïka à la Grèce.[1] Il ne faut pas se tromper: cet argent des contribuables Belges ne leur est jamais rendu. Ce qui revient aux caisses de l’Etat belge, par exemple, par le remboursement (sanguinaire) de la dette grecque n’est pas réintégré aux services publics etc. mais à des subsides directs ou indirects aux grands détenteurs des capitaux, tandis que les services publics, ainsi que les allocations, salaires et pensions subissent des coupes catastrophiques. Les sauvetages des banques (tel que celui de Dexia) et des pays ne sont qu’une énorme opération de redistribution de richesse depuis les travailleurs vers les actionnaires.

Soulignons que les plans de “sauvetage” coordonnées par la Troïka (Commission européenne, Banque centrale européenne et Fonds Monétaire International) auquel participe la Belgique ne bénéficient pas aux États mais aux banques. Ces ” aides ” sont en réalité des prêts empoisonnés assortis de mesures d’austérité anti-sociales qui servent principalement à renflouer les banques privées alors que ces dernières sont largement responsables de la crise. Bien loin d’être solidaire, la Belgique participe donc à des prêts illégitimes qui profitent encore aux banques, violent les droits des peuples et la souveraineté des États.  La Belgique doit, par conséquent, annuler ses créances sur la Grèce mais aussi le Portugal, l’Irlande et l’Espagne et l’ensemble des pays du Sud car ici et ailleurs ce n’est pas aux populations de payer la facture laissée par le secteur bancaire. Une telle mesure d’annulation en plus d’être juste est parfaitement réaliste. La Belgique pourrait largement compenser le coût de cette annulation en refusant elle même de payer sa dette illégitime envers les institutions financières tout en garantissant l’épargne des citoyens.

Rappelons que les sauvetages de Fortis, KBC, Ethias et Dexia (à deux reprises) ont lourdement aggravé le poids de la dette publique, voire l’augmentant de 35 milliards d’euros, soit davantage que l’ensemble des prêts accordés par la Belgique dans le cadre des plans d’ “aide” européens et aux pays du Sud. Les dettes publiques issues des sauvetages bancaires et des cadeaux fiscaux sont illégitimes car elles ne servent pas l’intérêt général.

Les citoyens belges ont donc tout intérêt à exiger  l’annulation complète de la dette grecque, portugaise etc. et de la dette illégitime belge (tout en protégeant les petits épargnants qui ont placé leurs économies dans des titres publics) ainsi qu’une vraie  nationalisation – socialisation des banques. Ce sont les seules solutions afin de boucher une fois pour toutes ces trous noirs qui absorbent les recettes de l’Etat (les impôts que nous payons tous). Mais pour aller dans cette direction, il faut absolument voter contre les partis qui ont gouverné jusque-là.

La formation des listes PTB – Gauche d’Ouverture représente un espoir et un pari pour la majorité sociale en Belgique. C’est un pas important vers l’unité de toute la vraie gauche, qui ne vénère pas les « dieux » de la « compétitivité » et de la « sagesse de marchés », afin de créer le rapport de forces pour un changement de cap. Faire élire cette gauche aux divers parlements, c’est envoyer un message clair que les nouvelles vagues austéritaires qui se préparent ne passeront pas.

Plus large sera le front, mieux ce sera. Nous pensons donc qu’il pourrait s’élargir à l’avenir à d’autres forces qui partagent ses idées et construire aussi des structures participatives dans les quartiers. Le front politique de la vraie gauche  peut seulement être utile si des grandes luttes sociales se développent dans les années à venir. Le vote ne peut donc jamais substituer la lutte qui est le principal terrain de transformation. Mais si le PTB-GO ne parvient pas maintenant à faire son entrée aux Parlements, cela sera perçu par les élites socio-économiques comme un message pour accélérer leurs politiques antisociales.  On doit donc toutes et tous aider à amener ce changement important dans le paysage politique belge.

Le programme du PTB-GO vise à promouvoir les revendications d’urgence sociale telles que la taxe sur les fortunes, l’abolition des intérêts notionnels, la nationalisation des banques et la non-application du traité budgétaire et de la gouvernance économique de l’UE. Ce sont des objectifs sine qua non pour arrêter de faire subir la crise aux plus faibles.

Plus en avant, la construction d’une critique de gauche à l’UE actuelle, capitaliste et autoritaire, est primordiale afin d’empêcher l’extrême droite de profiter de cette Europe clairement antipopulaire pour discréditer toute idée de coopération et d’égalité entre les peuples. Nous pensons qu’il est possible de construire – autour des revendications et d’un programme comme ceux portés par les listes PTB-GO – l’unité de la gauche radicale partout en Europe pour un nouveau projet véritablement internationaliste, basé sur la coopération, la solidarité et la souveraineté démocratique des travailleurs et travailleuses, chômeurs, pensionnés, immigrés, indépendants, agriculteurs et autres couches populaires.

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[1]Selon le cabinet du ministre Didier Reynders, en 2011 la Belgique a encaissé 75 millions d’Euros d’intérêts de la part de la Grèce.

 

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