Après les immigrants, la gauche: le premier attentat politique meurtrier du groupe néonazi Aube Dorée

Le vrai rôle du groupe néonazi Aube dorée  a finalement été révélé même aux plus naïfs, ces derniers jours. Vendredi dernier, c’était l’attaque organisée contre des membres du Parti Communiste, qui collaient des affiches pour le festival organisé par leur Jeunesse, qui en a envoyé 8 à l’hôpital.
Le soir du 17 septembre, un groupe de membres de l’organisation néonazi a assassiné un jeune ouvrier et artiste antifasciste de 34 ans. Pavlos Fyssas était bien connu dans le quartier de Keratsini, près du Pirée, pour son activité antifasciste et militante. Les membres de l’Aube dorée l’ont attaqué à proximité d’un lieu public, un café, et l’un d’entre eux l’a poignardé à mort.
Par la suite les députés de l’Aube dorée ont nié que l’assassin, arrêté par la police, était membre de l’organisation,  contrairement à ce qu’il a lui-même  confessé aux policiers et qui a été prouvé ar des photos, par la suite.
Depuis son succès électoral en 2012, l’Aube dorée a perpétré  maintes attaques contre des immigrants, dont plusieurs mortelles. Certains de ses membres ont collaboré avec les propriétaires fonciers de Manolada, contre les travailleurs immigrants, lors de l’attaque du mois de mars.
Ce n’est certainement pas un hasard que l’assassinat de Pavlos Fyssas ait eu lieu la veille de la grève du secteur public et en pleine vague de grèves dans d’autres secteurs, tels que les enseignants de l’éducation secondaire, les travailleurs dans la sécurité sociale et les médecins et employés des hôpitaux. Toutes ces grèves ont eu un grand succès, surtout celle des enseignants où le taux de participation a été supérieur à 90%.

Le gouvernement et son bras armé, l’Aube dorée, ont alors réagi de cette manière, afin de terroriser les employés et travailleurs qui semblent bien décidés de ne pas laisser passer les mesures catastrophiques dictées par la Troika. Ces mesures prévoient le démantèlement de l’éducation publique (licenciement de milliers d’enseignants [16.000 postes ont déjà été supprimés, d’autres suivront] , suppression de certaines spécialités et des matières correspondantes, multiplication d’examens, fusion d’un grand nombre d’écoles et suppression d’autres etc. ); pareil pour le domaine de la santé publique, tandis qu’une grande  vague de privatisations (un véritable bradage de tout bien public) est en cours.
Comme les mesures passent très mal et que les travailleurs réagissent, il fallait les terroriser. Et c’est là qu’intervient l’Aube doré, dévoilant ainsi son vrai rôle au service du gouvernement et des politiques néolibérales, tout le contraire de leur discours soi-disant antisystéme.

Mais le peuple grec n’a pas l’air d’être terrorisé: le lendemain de l’assassinat, des milliers ont poursuivi leurs grèves et sont sortis dans la rue, tant pour la manifestation du secteur public, que pour les manifestations antifascistes qui ont été organisées dans plusieurs villes en Grèce. La réponse de l’Etat a encore été celle de la violence policière extrême: une centaine de détentions et arrestations, rien qu’à Athènes, plusieurs blessés, dont certains gravement.
Mais la lutte continue. Les grèves continuent dans plusieurs secteurs: l’éducation secondaire, la santé, la sécurité sociale, l’administration des universités. Plusieurs écoles sont occupées par leurs élèves, les universités vont peut-être suivre.
Les mesures dévastatrices ne passeront pas. En Grèce, comme en Belgique et partout en Europe, la lutte contre la barbarie néolibérale continue, jusqu’à la victoire!

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