Debtocracy à Bruxelles, 23/6, Espace Marx

L’initiative de Solidarité à la Grèce qui résiste vous invite le jeudi 23 juin de 19h00 à 22h00 à l’Espace Marx (rue Rouppe 4, 1000 Bruxelles) à une soirée de projection du documentaire:

‘Debtocracy’ (‘Dettocratie’, 2011) – VO, sous-titres anglais – français

La projection sera suivie par un débat sur la question de la dette publique avec les réalisateurs Aris Chatzistefanou et Katerina Kitidi ainsi que Myriam Bourgy de la CADTM

(Interprétation en anglais – français)

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Le documentaire traite de la question de la dette souveraine, en ayant comme point de départ la situation grecque et l’idée d’un comité international d’audit, en s’inspirant des expériences d’autres pays, dont notamment l’Equateur.

Le documentaire promeut l’idée de formation de comités d’audit qui examineront les origines et la légalité de la dette en se basant sur le concept de la ‘dette odieuse’ dans autant des pays que possible afin d’épargner les populations d’un fardeau pour lequel elles ne sont pas responsables. A l’encontre de l’approche des gouvernements européens, les comités d’audit se concentrent sur la question de ‘comment la dette a-t-elle été créée?’.

Il s’agit aussi du premier documentaire en Grèce financé par sa propre audience via la collection de petits dons par des citoyens. 100.000 spectateurs l’on regardé en Grèce la nuit de son lancement sur l’internet. Désormais, ce numéro n’a pas cessé de croître, cassant ainsi la désinformation des grands médias.

Vous pouvez trouver plus d’info sur le site: www.debtocracy.gr

…et pourquoi la question de la dette publique nous concerne ici en Belgique?

La dette publique est utilisée partout en Europe comme excuse et instrument de pression sur les salaires, les pensions et d’autres acquis sociaux.

Créée dans le secteur privé, notamment les banques, la dette est reprise par des États qui à la suite font pression sur le monde du travail et la grande majorité des citoyens alors que les entreprises transnationales et le secteur financière restent peu régulés et taxés.

La Grèce a été le premier cobaye de cette contre-réforme sociale paneuropéenne avec l’imposition d’un programme d’austérité par l’UE et le FMI contre un prêt pour rembourser sa dette. Celle-ci a été exacerbée par les 125 milliards d’euros donnés par le gouvernement aux banques privées grecques et la spéculation internationale avec le coût du crédit pour la Grèce.

Un an après sa mise en œuvre ce programme a échoué à sa mission déclarée car il n’a fait qu’augmenter la dette. Il a d’autre part énormément progressé dans son but réel qui n’était rien de moins que la dissolution de toute infrastructure sociale et la réduction massive du coût du travail: le salaire moyen a chuté de dix pour cent selon le gouvernement et trente pour cent selon certains économistes.

L’expérience grecque s’est étendue en Irlande et au Portugal. A travers d’un ensemble d’initiatives européennes (‘gouvernance économique’, ‘pacte pour l’euro’, ‘mécanisme de stabilité européen’) il s’approche rapidement des pays du cœur économique de l’Europe dont la Belgique.

La moyenne du déficit publique de pays de la zone euro ayant triplé depuis 2006, beaucoup des pays – dont la Belgique avec un déficit de 4,6% en 2010 – risquent de devoir mettre en œuvre des programmes de stabilisation conçus par la Commission Européenne (qui a aussi rédigé les programmes pour les ‘PIGs’) touchant l’indexation des salaires, la pré-pension, le budget de santé et d’éducation et autres.

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